Compétitivité : l’agriculture française doit changer
Source : Le moci: le moniteur du commerce international
La convention annuelle InVivo s'est tenue le jeudi 26 janvier 2012 au Palais des Congrès de Paris.
Pour l’agriculture française, l’enjeu est de taille. Alors que la population mondiale atteignait près de 7 milliards d’individus en 2007, elle s’élèvera à 9 milliards en 2050. « Comment accroître de 70 % la production mondiale, en consommant moins d’eau et moins d’engrais avec moins de terres arables disponibles ? », s’est ainsi interrogé le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Jean-Paul Delevoye, dans son discours d’introduction du colloque « compétitivité de l’agriculture française : de quoi parle-t-on ? », organisé, le 26 janvier, par la société InVivo, une des premières coopératives françaises, qui avait présenté, la veille, les résultats de son exercice 2011 (avec, notamment, un chiffre d’affaires de 6,1 milliards d’euros, en hausse de 37,2 % par rapport à 2010).
Première certitude pour Jean-Paul Delevoye. « La pérennité de la citoyenneté européenne passera par la capacité de l’agriculture européenne à conserver sa compétitivité ». Ensuite, les acteurs, agriculteurs, professionnels, doivent changer leurs comportements. De façon générale dans l’industrie, constate l’ancien médiateur de la République, « en Allemagne, les gros coopèrent avec les petits. En France, ils les exploitent ».
Enfin, il faut s’adapter. Et à cet égard, le président du CESE a été clair. A ceux « qui restent dans la défense des structures », il prédit « le naufrage ». Aujourd’hui, il faut adopter « le principe de réalité, le principe de vérité », laisser de côté « les égos » et « adapter les structures », par exemple, en créant des regroupements au niveau européen.
Voir la vidéo : http://www.invivo-group.com
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Présentation de Vincent Chatelier INRA