La maison individuelle
grignote les espaces ruraux
400 000 hectares d’espaces naturels ont été consommé de 1992 à
2004, soit près de 1 % du territoire, pour l’essentiel des sols agricoles.
Bien plus que l’extension des routes, des terrains de sport et que l’habitat collectif, la construction des maisons individuelles est le principal moteur de l’artificialisation des milieux agricoles et forestiers.
Qu’appelle-t-on l’artificialisation ?
Toute construction ou transformation (bâtiments, sols artificiels non bâtis-jardins, pelouses- routes, parkings…) qui modifie, de manière généralement irréversible, la physionomie et le fonctionnement d'un milieu ou d'un paysage.
La consommation des terres par l’artificialisation est en général irréversible, ce phénomène ne remet toutefois pas en cause le caractère rural du territoire français puisqu’il demeure pour une grosse moitié tourné vers l’agriculture et pour 30 % vers la production forestière.
Mais il faut savoir que l’artificialisation nuit à l’environnement.
En effet, en imperméabilisant les sols, on limite l’épuration des eaux ce qui favorise les inondations. L’artificialisation est une des menaces de la biodiversité car elle détruits des habitats naturels. A terme, elle réduit aussi la production agricole en la privant de terres parfois des plus productives, situées à proximité des zones les plus peuplées.
Pour en savoir plus : rendez-vous sur
http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/primeur219.pdf
Source : Agreste - Enquêtes sur l’utilisation du territoire 1992 et 2004