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Les oliviers et les vignes

disent stop au feu !

Pour lutter contre la propagation des grands feux tels que ceux connus dans les années 90 et qui ont ravagé des milliers d’hectares de forêt et de paysages, le principe de coupures agricoles, bien qu’ancien, est aujourd’hui largement répandu et concluant. La culture des vignes et des oliviers est bien adaptée aux terres en piémont et dans les massifs et permet de compartimenter la forêt, empêchant la formation de grands feux incontrôlables.

Dans les Bouches-du-Rhône, la forêt et la garrigue couvrent 180 000 ha, soit près de 36 % de la surface. Ainsi, 110 communes sur 119 sont concernées par ce risque naturel, aggravé dans le département par la conjugaison de facteurs d’importance : les vents forts, la sécheresse estivale, une végétation fortement inflammable, le débroussaillement réglementaire trop peu respecté. ..

Les dispositifs de surveillance des départs de feu sont à la hauteur des dégâts provoqués et des impact à long terme sur l’environnement ; la végétation peine à repartir et les risques d’érosion augmentent d’autant, les paysages se recomposent très lentement, la vie renaît au ralenti…. et que dire des pertes matérielles telle qu’une maison et surtout humaines, le plus souvent parmi les pompiers.  
En 2008 - c'est une première - des caméras de vidéo surveillance ont été installées au cœur des massifs forestiers pour détecter les départs de feux… et stopper à la source des incendies qui auraient pu ravager des milliers d’hectares.

Malgré le succès de la lutte sur les feux naissants, le risque de développement de grands feux demeure. Dans bien des cas, les meilleurs « pare-feux » sont les oliveraies et les vignobles de nos agriculteurs. Si par le passé, la forêt méditerranéenne brûlait peu, c’est parce qu’elle était moins présente, car l’agriculture occupait beaucoup plus d’espace qu’aujourd’hui et mettait en œuvre des types de culture très peu combustibles : Les oliviers et les vignes, excellents boucliers  contre les flammes, mais aussi les amandiers et les figuiers.

Aujourd’hui, pour permettre de fragmenter les feux et de les maîtriser, la remise en culture de zones à proximité ou dans les massifs est favorisée. Par ailleurs, les canaux d’irrigation et l’ouverture de chemins d’accès nécessaires à l’activité agricole sont autant de moyens mis à disposition des équipes d’intervention en cas d’incendie. Les vignes et les oliviers sont à l’honneur pour « faire campagne » contre le feu et représentent plusieurs centaines d’hectares de coupures vertes sur le territoire. Les agriculteurs et la Chambre d’agriculture, particulièrement conscients de cet enjeu, collaborent pleinement avec les équipes des collectivités en charge de la lutte contre les feux de forêt.
L’arbre, la forêt, les massifs boisés sont les garants d’une vie harmonieuse et équilibrée. Tout doit être mis en œuvre pour les protéger.