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30/11/2009

Election de Luc Guyau, président de l’APCA, à la FAO

 

Luc Guyau , actuel président de l'assemblée permanente des chambres d'agriculture, agriculteur en Vendée et membre de l'UMP, vient d'être élu à la Présidence de la FAO.

Premières réactions
Pour le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, Luc Guyau, qui était le candidat du gouvernement français,  "prône un développement harmonieux de l'agriculture et de ses terroirs" et d'ajouter  "Luc Guyau sait d'ores et déjà pouvoir compter sur le soutien de la France à l'action énergique qu'il mènera pour répondre aux défis de la sécurité alimentaire mondiale".
"En élisant un agriculteur, les 190 pays membres ont marqué leur reconnaissance à l'égard des agriculteurs qui contribuent à assurer une offre alimentaire suffisante et, par là même, à relever le défi de la sécurité alimentaire mondiale", s'est félicitée l'assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture, qu'il dirige.
Pour la FNSEA " Les positions et les engagements de Luc Guyau, sans cesse réaffirmés dans les grandes réunions internationales, seront de nature à modérer les excès de la globalisation et du libéralisme débridé dans les échanges internationaux, excès générateurs de désordres économiques, sociaux et environnementaux."
Pour le Conseil économique social et environnemental  "Cette élection est une grande chance pour la France producteur agricole de premier rang, capable de contribuer à lutter contre la faim dans le monde et d’entraîner tous les pays sur le chemin des productions nécessaires, vivrières en particulier."

source: AGRISALON   23/11/2009


23/11/2009

Agroéquipements : colloque ECOTECHS "Maîtrise de l’énergie à l’échelle de l’exploitation"?

 

Le colloque ECOTECHS 2009, organisé les 22 et 23 octobre, par le Cemagref, avec l’appui de l’ADEME, avait pour objectif de faire le point des avancées technologiques qui à l'échelle de l'exploitation agricole permettent une meilleure maîtrise de l'énergie. Les thèmes abordés touchent aux équipements fixes et mobiles plus économes en énergie et au pilotage énergétique de l’exploitation.
Le colloque ECOTECHS 2009 organisé les 22 et 23 Octobre, par le Cemagref, avec l’appui de l’ADEME, avait pour objectif de faire le point des avancées technologiques qui à l'échelle de l'exploitation agricole permettent une meilleure maîtrise de l'énergie.
Ce colloque qui s’adressait aux conseillers, enseignants et chercheurs des spécialisés dans les machines, les bâtiments et l’énergie a réuni plus de 90 participants d’organismes divers (Chambres d’Agriculture, Universités, Instituts de recherche fondamentale et appliquée, associations, Fédérations de CUMA, écoles d’agriculture, journalistes, etc).
Trois grands axes ont été traités :
- La mise en place d’équipements fixes plus autonomes et économes en énergie,
- L'utilisation d'équipements mobiles plus performants
- Le pilotage plus fin des consommations grâce aux technologies mises en oeuvre.

Les sujets abordés touchent notamment aux outils de diagnostics en bâtiments ou en machines, aux équipements de récupération de chaleur, aux carburants utilisés, aux travaux effectués, aux conséquences économiques et écologiques des choix ou aux logiciels de pilotage.
La diversité des thèmes traités rappellent le rôle central des machines et équipements fixes dans la production toutes filières confondues et leur part dans la problématique énergétique.
Les présentations peuvent être obtenues directement auprès des intervenants ou de l’APCA.

Le symposium ECOOTECHS 2010 est d’ores et déjà programmé pour les 3 et 4 septembre, et aura pour thème «Eco-conception et développement de méthodes pour l’éco-évaluation et l’éco-innovation de matériels d’épandage ».
Ce symposium sera suivi d’un autre symposium sur la « robotique en agriculture » et de la conférence internationale sur les technologies agricoles EURAGENG.
Cette conférence EURAGENG 2010 « vers les technologies environnementales » aura lieu du 6 au 8 septembre pour la première fois en France et réunira des chercheurs, prescripteurs, enseignants, pouvoirs publics d’Europe et du Monde.

Source : APCA
Rédigé par  David PEREIRA


23/11/2009

Forêt - Ordonnance relative au regroupement du Centre National Professionnel de la Propriété Forestière et des Centres Régionaux de la Propriété Forestière

 

Le Ministre en charge de la Forêt, Bruno Le Maire, a présenté le 4 novembre une ordonnance relative au regroupement du Centre National Professionnel de la Propriété Forestière (CNPPF) et des Centres Régionaux de la Propriété Forestière (CRPF).
Cette ordonnance met en oeuvre la décision du Conseil de modernisation des politiques publiques du 11 juin 2008 de regrouper en un établissement public unique le CNPPF et les 18 CRPF. Ces évolutions seront applicables à compter du 1er janvier 2010.

Contexte de cette ordonnance
Dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques, le Conseil de Modernisation des Politiques Publiques du 11 juin 2008 a pris la décision suivante : « Le Centre National Professionnel de la Propriété Forestière et les Centres Régionaux de la Propriété Forestière seront regroupés dans un établissement national unique.»
Dans le cadre de la loi du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures, il a été décidé que ce regroupement serait mis en oeuvre par l’intermédiaire d’une ordonnance, prise dans un délai de 6 mois maximum.

Un nouvel établissement à partir de 2010 : le Centre National de la Propriété Forestière

Cette ordonnance acte donc, à compter du 1er janvier 2010, la création du Centre National de la Propriété Forestière (CNPF), qui regroupe le CNPPF et les 18 CRPF.
Le CNPF comprendra, dans chaque région ou, le cas échéant, dans des groupes de régions connexes, une délégation nommé Centre régional de la propriété forestière, qui est dotée d’un organe délibérant appelé conseil.
Les concours des collectivités ou d’autres partenaires aux missions mises en oeuvre par les CRPF seront versées au CNPF et abondent l’enveloppe budgétaire attribuée au centre régional concerné.

Les conseils des Centres Régionaux de la Propriété Forestière
Les conseils des CRPF seront composés :
- d’un collège départemental majoritaire constitué de propriétaires forestiers,
- d’un collège régional avec les organisations professionnelles les plus représentatives de la forêt privée,
- d’un représentant du personnel,
- du Président de la Chambre régionale d’agriculture ou de son représentant.

Les propriétaires forestiers du collège départemental devront soit posséder une surface totale d’au moins 4 hectares sur un même département, soit posséder des parcelles boisées gérées conformément au plan simple de gestion (PSG). Contrairement à la situation actuelle, des propriétaires de moins de 4 hectares – à condition qu’ils aient un PSG - pourront ainsi devenir membre du Conseil du CRPF.
Un décret en Conseil d’Etat précisera les modalités de désignation des administrateurs et conseillers du CNPF et des Conseils des CRPF, ainsi que
les conditions d’organisation et de fonctionnement du CNPF. La circonscription des centres régionaux sera également fixée par décret.
A noter que l’article L221-6 du Code forestier, décrivant les missions des Chambres d’agriculture sur la forêt, les arbres et le bois, reste inchangé et devient l’article L221-9 du Code Forestier.

Source : APCA
Rédigé par  Christelle ANGENIOL


23/11/2009

Commission Environnement à L'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture

 

Le 29 octobre 2009, la Commission Environnement s’est réunie à l’APCA pour faire un point sur les propositions d’amendements concernant le projet de loi portant engagement national pour l’environnement dit « Grenelle 2 », pour écouter une intervention de Pierre STENGEL, Directeur Scientifique ECONAT à l’INRA, et enfin pour comprendre les enjeux agricoles de la Conférence de Copenhague sur le Climat en décembre.
Les débats ont porté particulièrement sur la cohérence entre l’ensemble des politiques environnementales et économiques menées et sur la défense de l’agriculture « alimentaire ».

Billet d’humeur
Les travaux de la Commission ont été ouverts par la présentation d’un billet d’humeur du Président Marteau ; il a suscité un débat animé. Amendé par les membres du groupe, celui-ci a été transmis sous forme de voeux au Bureau du 17 novembre.

Actualités sur le Grenelle 2
- Passage au Sénat
Le 8 octobre 2009, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi portant engagement national pour l’environnement dit « Grenelle 2 . Notons que le projet de loi qui a été discuté devant le Sénat, en séance plénière, résulte du projet de loi du Gouvernement amendé par la Commission des affaires économiques du Sénat. Sur les 45 amendements présentés par les Chambres d’Agriculture et portés devant la commission du Sénat, 13 ont été retenus. Devant le Sénat, en séance plénière, les Chambres ont continué à soutenir 28 amendements, 1 amendement a été retenu et 1 amendement de l’APCA adopté par la commission rejeté par la séance plénière.
La « petite loi » adoptée par le Sénat a été transmise à l’Assemblée Nationale qui devrait se prononcer en séance plénière début 2010. Deux commissions (la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, saisie au fond et la Commission des affaires économiques, saisie pour avis) doivent maintenant se réunir pour décider des amendements supplémentaires déposés par l’APCA et qui pourront être intégrés dans le nouveau projet de loi.
Les Chambres d’Agriculture ont déjà été auditionnées par ces deux commissions le 27 octobre 2009 en présence de 4 députés. Didier Marteau, Membre du Bureau de l’APCA, Président de la Commission Environnement et Président de la Chambre d’Agriculture de l’Aube a présenté les 17 amendements que continuent de porter les Chambres d’Agriculture devant l’Assemblée Nationale.
Lors de cette audition, Didier Marteau a rappelé la nécessité pour les parlementaires d’être attentifs à la cohérence des textes alors même que, par exemple, le projet de loi Grenelle 2 vise la mise en place de couverts environnementaux le long des cours d’eau sans référence précise aux cours d’eau BCAE. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de garder à l’esprit que la finalité principale de l’activité agricole devait rester l’alimentation, avec une prise en compte de l’environnement. Certaines des dispositions du Grenelle 2 visent en effet à utiliser l’activité agricole comme moyen de parvenir à la préservation de l’eau potable sans qu’une indemnité ne soit précisément prévue. Il a enfin défendu l’idée que le droit de l’urbanisme doit s’occuper d’urbanisme et non de pratiques agricoles. Les Députés ont annoncé à l’occasion de cette audition un projet de loi sur la gouvernance pour l’année 2010. C’est dans le cadre de ce projet de loi qu’ils souhaitent organiser la fameuse concertation issue de la démarche du Grenelle entre l’Etat, les collectivités locales, les employeurs, les salariés, les ONG.
Les élus présents ont souhaité que dans l’argumentaire de ces amendements soit clairement mis en avant l’intérêt économique de l’activité agricole et sa finalité alimentaire.

P.S : Rappelons que le projet de loi Grenelle 2 doit être adopté en urgence, ce qui signifie qu’après le passage à l’Assemblée Nationale, tous les articles qui seront différents de ceux adoptés par le Sénat iront devant une CMP (Commission mixte paritaire) qui réunira des députés et des sénateurs. Le texte qui en sera issu devra être adopté de façon conforme par les deux assemblées, le dispositif parlementaire étant alors terminé.
Thierry Fellman, responsable du service Economie à l’APCA a présenté un point sur le dispositif propre à la conditionnalité des aides. La Commission Environnement s’est, en particulier, prononcée sur la nécessité de rechercher une cohérence entre les exigences liées aux bandes enherbées relevant des exigences agricoles et les couverts environnementaux permanents relevant de l’article 41 du projet de loi Grenelle 2.

Nouveaux défis de l’agriculture et travaux actuels de l’INRA
Alors que le monde agricole est confronté à de nombreux défis, Pierre STENGEL, Directeur Scientifique ECONAT à l’INRA, est venu présenter les travaux de l’INRA pour contribuer à une agriculture durable. Il a ainsi souligné qu’il s’agit aujourd’hui pour l’agriculture de produire plus de matières premières, alimentaires ou non, mais aussi plus de services écologiques, tout en gérant durablement les ressources et les milieux.
Face à ces défis complexes, les innovations à produire sont multiples, et surtout, ne relèvent pas uniquement de la technique comme lors de la première Révolution Verte, mais sont multicritères, puisqu’elles doivent prendre en compte la production, les écosystèmes, l’économie et la société. De nombreuses pistes existent d’ores et déjà pour valoriser les processus biologiques en remplacement des intrants industriels, mais leur finalisation et leur diffusion nécessitent de construire de nouvelles chaînes de relations dans et entre les filières. D’autant plus que la recherche est amenée à développer de nouveaux types d’innovations : modélisations, outils de gestion collective et d’aide aux décisions publiques… qui rendent nécessaire la mise en place de processus de recherche participatifs, incluant les professionnels et le développement dès l’amont.
Le débat qui a suivi a montré un grand intérêt pour la question du retour aux bases agronomiques qui permettent de s’orienter différemment vis-à-vis des intrants industriels, et notamment pour la microbiologie des sols. Il a également été souligné que ces défis agricoles devraient être gérés au niveau mondial, puisque si on extensifie en Europe, cela implique une intensification dans d’autres régions du monde et une exportation de la pollution. Le regain d’intérêt des politiques français et mondiaux pour l’agriculture rend plus facile le travail sur ces questions. Enfin, la question de la transversalité de ces nouveaux défis a été reprise, et de la cohérence entre les différentes politiques, pour souligner le rôle que doit y jouer le réseau des Chambres d’Agriculture.

Changement climatique : préparation de la Conférence de Copenhague en décembre 2009
A l’approche de la Conférence sur le Climat de décembre à Copenhague, le débat a été lancé dans les Chambres d’agriculture à l’occasion de la Session du 23 septembre dernier, appuyé par un état des lieux de l’existant en matière d’action des Chambres.
Pour nourrir ces discussions, la Commission Environnement du 29 octobre a auditionné Nathalie GUESDON (MAAP, négociatrice pour la France), Nora OURABAH (FIPA, la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles) et Antonia ANDUGAR (COPA COGECA).
A travers son exposé, Nathalie GUESDON est tout d’abord intervenue sur les enjeux liés à la Conférence mondiale de Copenhague en rappelant les défis des changements climatiques et le protocole de Kyoto, et les
incidences sur le secteur agricole. Elle a ensuite décrit le leadership européen dans les négociations, ainsi que le projet de texte en discussion pour Copenhague. Il y a, selon elle, un consensus global pour que l’agriculture ait une place dans le futur accord, même si tout reste à faire pour préciser quelles actions promouvoir et les moyens à mettre en oeuvre.
Nora OURABAH, Responsable senior des politiques de la FIPA, a insisté dans sa présentation sur le lien entre agriculture, changements climatiques et sécurité alimentaire. C’est en particulier à travers ce dernier enjeu que la FIPA souhaite justifier les spécificités du secteur agricole dans le futur accord de Copenhague, et mettre en avant la nécessité de soutien aux actions d’atténuation et d’adaptation dans les pays développés et en développement. La FIPA est ainsi très active sur la scène internationale pour faire entendre la voix des agriculteurs dans les négociations.
Enfin, Antonia ANDUGAR, représentante du COPA COGECA, a axé son intervention sur les travaux de l’organisation européenne lancés fin 2008, et qui aboutissent actuellement à un positionnement. Le COPA COGECA souhaite ainsi valoriser les synergies entre atténuation et adaptation, notamment à travers la séquestration de carbone dans les sols et la biomasse, et la production d’énergie.
Le débat sur le climat a cependant montré que la contribution positive de l’agriculture est difficile à avancer au niveau international, compte tenu des incertitudes sur le détail des émissions agricoles et leur comptabilisation internationale, les contre effets des mesures (sur d’autres impacts environnementaux notamment), ou encore les risques de « fuites de carbone » dans des pays tiers, c’est-à-dire la dérive qui consisterait à délocaliser la production de certaines productions agricoles, pour réduire « artificiellement » les émissions attribuées à notre pays.


Source : APCA
Rédigé par  Julien GALLIENNE, Carole HERNANDEZ-ZAKINE, Flavie MABON, Alain SCHLESSER


16/11/2009

Par convention avec l’État, les banques financent les exploitations en difficultés

 

Les établissements bancaires ont signé hier, avec le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, les conventions relatives à la mise en place des prêts sur lesquels repose, en partie, le plan de soutien à l'agriculture annoncé par Nicolas Sarkozy.
Lire la suite : www.pleinchamp.com

Source pleinchamp.com - 10/11/09


16/11/2009

La France veut proposer une nouvelle PAC basée sur une "bonne alimentation"

 

La France organisera d'ici la fin 2009 une réunion des 21 pays favorables à une régulation européenne du marché du lait pour définir une nouvelle politique agricole européenne basée sur "une bonne alimentation", a annoncé mardi le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire.    
Le ministre, dont le portefeuille s'est désormais élargi à l'alimentation, a fait cette annonce lors d'un discours devant le congrès des coopératives agricoles qui se tenait à Paris.

Source : CER - 11/11/2009


16/11/2009

Baisse du soutien de l'État à l'accompagnement des candidats à l'installation

 

L’Etat abandonne la politique d’accompagnement de l’installation en agriculture.
Après 7 années de réductions drastiques des crédits d’Etat alloués aux ADASEA* et aux ODASEA**, le représentant du ministre de l’Agriculture qui clôturait, à la Roche sur Yon le 6 novembre 2009, le Congrès des ADASEA/ODASEA a annoncé une nouvelle baisse de plus de 15% de la dotation pour 2010 alors que le budget alloué au titre de l’année 2009 (16.5 M€) est tout juste suffisant pour accompagner les candidats au métier d’agriculteur.
Une telle mesure, si elle était confirmée, aurait pour effet de condamner la politique d’accompagnement de l’installation en agriculture et de laisser, sur le bord du chemin, les candidats qui n’ont pas les moyens de payer un prestataire de services.
Aujourd’hui, grâce à la dotation de l’Etat, les ADASEA/ODASEA aident tous les candidats au métier d’agriculteur à trouver une exploitation agricole en les mettant en relation avec des cédants sans successeurs. Ils renseignent les porteurs de projets sur les soutiens publics auxquels ils peuvent prétendre et les appuient dans le montage de leur dossier.
Ce travail d’accompagnement de la politique d’installation permet à des jeunes de tous horizons de devenir agriculteurs. Ainsi, plus d’un 1/3 des jeunes qui s’installent le font hors du cadre familial. Ce travail garantit aussi une bonne utilisation des crédits publics puisque, 10 ans après leur installation, 95% des jeunes installés sont toujours agriculteurs.
En abandonnant la politique d’accompagnement des candidats agriculteurs, l’Etat condamne purement et simplement la politique de renouvellement des générations dont il dit pourtant qu’elle constitue l’une de ses priorités. Cet abandon est totalement inacceptable dans la situation actuelle difficile que traverse l’agriculture.
Aujourd’hui, les jeunes cherchent un accompagnement plus personnalisé. Les cessions d’exploitations sont plus compliquées. Ce désengagement de l’Etat est incompréhensible au moment où une mobilisation générale est engagée pour réussir le plan de relance de l’économie française.
La FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, l’APCA et le GIE des ADASEA/OADSEA qui mettent, au quotidien, la politique d’installation des jeunes agriculteurs au coeur de leur action demandent au ministre de l’Agriculture et aux parlementaires de stabiliser la dotation d’accompagnement des ADASEA/ODASEA au niveau de 2009 (16,5millions d’euros) pour donner un sens et du concret à la politique de renouvellement des générations en agriculture et d’aménagement durable du territoire.

*Adasea (association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles)
**ODASEA (organisme départemental pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles) service identifié au sein de la chambre d’agriculture.


Source : CDA13 - 11/11/09


09/11/2009

Le ministre de l’agriculture annonce une baisse de plus de 2 euros de l’heure du coût du travail

 

Le coût du travail pour les saisonniers va passer de 12 euros à "un peu plus de 9 euros" de l'heure afin d'améliorer la compétitivité de la filière des fruits et légumes, a annoncé mercredi le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire devant l'Assemblée nationale.
Lire la suite : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-23154.php?search=le+co%FBt+du+travail
Source : Agrisalon 04.11.2009


09/11/2009

Le conseiller à l’agriculture de l’Elysée propose des ouvriers agricoles roumains à 2 euros de l’heure

 

Le problème majeur des agriculteurs français (producteurs de fruits et légumes notamment), ce n’est pas tant d’être pieds et poings liés par un système de distribution, ce n’est pas non plus d’être soumis à la loi du marché. Le problème est qu’il faut être plus compétitifs.

C’est principalement le coût de la main d’œuvre qui serait la cause de la situation catastrophique des filières fruits et légumes, notamment. Et la solution au problème,  proposée par le conseiller de l’Elysée est d’ouvrir en Pologne et en Roumanie des agences de recrutement d’intérimaires, tout ce qu’il y a de plus officielles. Les agriculteurs pourraient s’y approvisionner, selon leurs besoins, en travailleurs. Ces derniers payés au tarif de leurs pays respectifs, soit environ 2 euros de l’heure pour des ouvriers agricoles roumains.

Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Souvenez-vous ce fameux plombier polonais qui symbolisa à lui seul le référendum européen! L’ancien commissaire européen Frits Bolkestein n’est donc pas mort !

Scandalisée, l’organisation agricole « Légumes de France » dont la présidente aurait été l’interlocutrice du conseiller élyséen a vivement et négativement réagi à cette proposition ultralibérale, suivi par de nombreux responsables agricoles.


09/11/2009

Faut-il laisser partir les terres agricoles ?

 

Dans moins de 10 jours, se tiendra à Rome un nouveau «Sommet mondial sur la sécurité alimentaire». Un des thèmes soulevés sera celui de la ruée des investisseurs étrangers vers les terres agricoles des pays en voie de développement.

Depuis que le problème a été pointé du doigt par l'Onu, en juin dernier, pas une semaine ne se passe sans que la presse ne se fasse l'écho d'une nouvelle acquisition. Dernière en date : 200.000 ha au Congo Brazzaville, accordés à un groupe d'agriculteurs sud-africains pour y cultiver du maïs, du soja et même y faire paître leurs vaches.

Des opérations souvent gigantesques avec, en toile de fond, un problème peut-être plus profond : celui de l'émergence d'une pénurie mondiale en sols fertiles. Le fait est avéré : nous perdons des surfaces cultivables au profit du développement, de l'érosion et de la désertification. Aux États-unis, l'académie nationale des Sciences dit que nous sommes en train de détruire les sols 10 fois plus vite qu'ils ne se régénèrent. Quand on sait qu'en 2050, il nous faudra produire 2 fois plus pour nourrir la planète, la résolution de l'équation sera complexe...

Après la crise alimentaire, puis financière, va-t-on connaître demain, la crise des terres arables ? Certains investisseurs avisés en sont persuadés et considèrent déjà la terre comme un actif stratégique. «Nos fermiers sont assis sur un trésor» affirmait Jeremy Grantham, l'un des rares prévisionnistes à avoir prédit le crash boursier américain.

Espérons que ce trésor ne sera pas dilapidé et que les agriculteurs de tous pays se battront pour le préserver et le faire fructifier.

Source Pleinchamps 06.11.2009
http://www.pleinchamp.com/

 


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