Le 10 septembre 2009, Bruno LEMAIRE, Ministre de l’agriculture et de la pêche, a donné le coup d’envoi des assises de l’enseignement agricole public. Ce chantier qui durera 2 mois a pour objet de redonner sens et élan à l’enseignement agricole public (EAP). Jo GIROUD, Secrétaire Général de l’APCA, a affirmé à cette occasion la volonté des Chambres d’agriculture de s’investir dans cet événement.
Un contexte difficile Sur fond de difficultés budgétaires et de relations tendues entre la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (DGER) et les principaux syndicats d’enseignants du public, les assises de l’EAP semblent indiquer un souhait de dialogue plus fort entre pouvoirs publics et acteurs du système. Elles interviennent après un premier geste d’apaisement de la part du Ministre qui avait annoncé le rétablissement de 60 postes équivalent temps plein lors de sa visite de rentrée dans un lycée agricole. Bruno LEMAIRE a d’ailleurs indiqué que, dans l’attente des résultats des assises, toutes les décisions de fermeture des structures étaient gelées, soit un répit jusqu’au 10 novembre prochain.
L’enseignement agricole, un service d’intérêt général pour l’agriculture Les assises de l’EAP ont pour objet, selon le Ministre, de redonner des perspectives à l’EAP et de lui permettre de conserver et/ou d‘améliorer sa notoriété et l’excellence qui le caractérise. Bruno LEMAIRE place l’EA, en particulier public, au coeur de la rénovation de l’agriculture française. Eloignant le spectre de l’intégration de l’EA dans l’Education Nationale, il a indiqué que l’identité et la spécificité de l’EA devaient être renforcées, notamment au regard des excellents taux d’insertion professionnelle des élèves issues de ce système éducatif.
Les assises de l’EAP aborderont 4 thématiques déclinées dans 4 ateliers : • Les missions de l’EAP • Le maillage territorial des établissements et l’offre de formation • Les ambitions pédagogiques de l’EAP • La gouvernance, le pilotage et les moyens. Les assises devraient déboucher sur des mesures concrètes dont les éventuelles conséquences législatives seraient inscrites dans la loi de modernisation de l’agriculture (LMA) qui doit être présentée en décembre 2009. Interpellé à plusieurs reprises par les syndicats d’enseignants sur la question des moyens, le Ministre a affirmé sa volonté de desserrer l’étau budgétaire qui contraint l’EAP mais que les marges de manoeuvre restaient cependant limitées.
Une méthode de travail basée sur l’échange dans un laps de temps court Autour de la table de travail, le Ministre a invité syndicats d’enseignants du public, organisations professionnelles agricoles, représentants des régions ou bien encore de l’enseignement supérieur. Les fédérations privées ne sont pas représentées mais Bruno LEMAIRE a indiqué que, dans le cadre des assises, elles seraient auditionnées et informées des avancées des travaux. Les assises doivent permettre de recueillir attentes et préoccupations et d’y répondre de façon pragmatique. Elles dureront 2 mois et seront clôturées le 10 novembre prochain. Les premières réunions de travail sont prévues dès le 17 septembre.
La méthode de travail choisie est la suivante : • 4 ateliers thématiques avec les différents acteurs et partenaires de l’EAP • des auditions et des visites de terrain à l’initiative des animateurs des ateliers • les contributions de la communauté éducative issues du site assises.educagri.fr qui nourriront la réflexion des ateliers.
Les Chambres d’agriculture s’associent aux assises Jo GIROUD, Secrétaire Général de l’APCA, a indiqué que les Chambres d’agriculture participeraient pleinement à ces assises en insistant sur les nécessités suivantes : • avoir une planification à moyen et long terme permettant d’assurer un nombre d’entrée suffisant de jeunes en formation et ainsi assurer le renouvellement des générations • garantir la cohérence des travaux la LMA en cours de préparation • prendre en compte les relations avec les régions • travailler en concertation avec les familles de l’enseignement agricole privé. Renseignements : Sylvie AYMES
Lors du Conseil Agriculture informel des 13-15 septembre, à Växjö en Suède, la Commissaire à l'agriculture, Mariann FISCHER BOEL, a annoncé qu'elle ne restera pas en tant que Commissaire à l'agriculture pour les cinq prochaines années. • Après un mandat de 5 ans comme commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann FISCHER BOEL, a confirmé qu’elle ne serait pas candidate à un nouveau mandat à ce poste. La Commissaire a confié aux journalistes, en marge de la réunion, qu'elle avait travaillé "dur" ces cinq dernière années, notamment sur les réformes, en particulier sur l'orientation de la PAC en lien avec le marché, et les aides directes pour les producteurs. La Commissaire a fait savoir aux journalistes que son but avait toujours été de "se donner à 110 %", et qu'elle souhaite maintenant mettre fin à sa fonction. Mariann FISCHER BOEL a assuré qu'elle n'avait pas l'intention de transformer ou d'adoucir sa position, même si son mandat parvenait bientôt à sa fin. Le bilan de son travail de Commissaire Européenne est présenté dans la brochure intitulée "La politique agricole et rurale sous le mandat de Mme FISCHER BOEL" • Selon les dernières informations on ne sait pas encore quand le mandat actuel de la Commission se terminera, ceci dépendant notamment du référendum irlandais du Traité de Lisbonne, programmé pour le 2 octobre prochain, et la ratification finale en Allemagne, Pologne et République tchèque. • Actuellement, peu d'Etats membres ont présenté leurs candidats pour le poste de Commissaire européen à l'Agriculture. Ainsi, seule la Roumanie a présenté un candidat, Dacian Ciolos ancien Ministre de l'agriculture, pour ce poste. Toutefois, il semble qu'il y ait peu de chances que cet Etat membre obtienne ce portefeuille. Par ailleurs, d'autres noms commencent à circuler, dont ceux des anciens Ministres de l'Agriculture autrichien, Wilhem Molterer, et français, Michel Barnier. La France ne devrait cependant pas obtenir ce portefeuille étant davantage intéressée par un portefeuille économique, et conformément à une règle non écrite selon laquelle le portefeuille agricole ne peut pas revenir à un grand Etat membre. Le Néerlandais Cees Veerman reste également un candidat potentiel. Enfin, le Danemark a cité Eva Kjer Hansen, Ministre de l'Agriculture, comme l'une de ces trois personnalités favorites pour devenir la prochaine commissaire danoise, avec Connie Hedegaard, Ministre du Climat et de l'Energie, et Ulla Pedersen Tornaes, Ministre du Développement. Toutefois, il n'est pas certain que le Danemark garde le portefeuille de l'Agriculture.
La contribution climat énergie sera progressive et ne concernera pas l'électricité, a rappelé Nicolas Sarkozy, le 10 septembre. Les compensations pour les ménages passeront par des réductions d'impôt ou un « chèque vert ». Pour les agriculteurs, des mesures de restitution sont à l'étude. Lire la suite : http://www.campagnesetenvironnement.fr Source : Campagne et environnement – auteur JP -10/09/2009
Voir aussi :
Taxe carbone : Un traitement particulier pour les horticulteurs
Dans une interview, le ministre apporte son soutien à l'instauration de la taxe carbone, estimant qu'elle est «nécessaire, car le monde agricole doit être plus économe en énergie et amorcer encore mieux le tournant du développement durable ». Lire la suite : http://www.pleinchamp.com
Le « grand débat » que lancera le 14 septembre le ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, sur le futur projet de loi de modernisation de l'agriculture, portera sur cinq thèmes et notamment les revenus. Lire la suite : http://www.pleinchamp.com
Les trois quarts du patrimoine génétique agricole ont disparu au cours du XXe siècle, selon une étude publiée par l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO). Lire la suite : http://www.pleinchamp.com Source : Pleinchamp / FAO / 09/09/09
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, souhaite que soit prise en compte « la situation particulière » des agriculteurs quant à la taxe carbone. Interrogé sur France 2, Bruno Le Maire a déclaré qu'il était favorable à une « fiscalité verte (...) pour changer le comportement des Français » mais qu'« évidemment », en tant que ministre de l'Agriculture, il souhaitait « que l'on prenne en compte la situation particulière des agriculteurs ». Lire la suite : http://www.pleinchamp.com
A l'occasion de la rentrée scolaire, Bruno Le Maire s'est rendu au Lycée agricole Bougainville à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). Au programme : Assises nationales, nouvelles mesures et prévention de la grippe A. Lire la suite : http://www.pleinchamp.com Source : PLEINCHAMP - (03/09/09)
Face à la crise économique, les producteurs français de fruits et légumes font des économies sur la main d'oeuvre saisonnière, quitte, pour certains, à ne pas ramasser toute leur production. Lire la suite : http://www.pleinchamp.com
Le gouvernement va mettre en place un système d'assurance-crédit pour aider les producteurs de fruits et légumes à exporter leurs productions, a annoncé hier le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire sur France Inter. Lire la suite : http://www.pleinchamp.com
Les producteurs de fruits et légumes ont bloqué samedi des grandes surfaces dans le sud du pays pour manifester leur colère face à l'importation massive de produits étrangers par la grande distribution. Lire la suite : http://www.pleinchamp.com