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La protection des cultures et respect de l'environnement

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L’agriculture, un acteur de l’environnement
Dissocier l’agriculture de l’environnement serait une erreur. L’agriculture fait intégralement partie de notre environnement. Elle contribue à son évolution car elle abrite des écosystèmes, génère de la biodiversité et participe à l’esthétique des paysages. Pour autant le monde agricole est conscient que ses pratiques ont un impact. Que toute action, intervention (ou non-intervention… !) de sa part va influencer les équilibres du vivant : « De près ou de loin, toutes choses entre elles sont reliées, si bien que tu ne peux cueillir une fleur sans troubler une étoile *». Cette influence sur le vivant a beaucoup évolué depuis les années 50. A partir de cette époque, l’emploi d’insecticides et de fongicides a permis de limiter les pertes de récolte et de disposer de produits alimentaires quasiment indemnes de présence parasitaire (l’histoire de la « méchante » chenille dans la pomme ou le paquet de farine est aujourd’hui oubliée). Il s’agissait là d’une demande forte de la société qui a nécessité de la technicité et de la compétence.

Concrètement

Les agriculteurs ont conscience des risques et ont fait évoluer leurs méthodes de travail comme peu de professions ont su le faire. Monsieur Michel Barnier, lorsqu’il était ministre de l’agriculture a salué lors d’un salon agricole (MIFFEL, Avignon, octobre 2008) une idée qui bouleverse la lutte contre les chenilles parasites. Il s’agit de recouvrir les vergers d’un filet (recyclable) à mailles très fines de façon à ce que les papillons (qui donneront les chenilles) ne puissent atteindre les pommes et les poires qui s’y trouvent. Cette technique a été initiée et développée dans notre région où de nombreux vergers sont ainsi couverts.
De même, dans les serres de légumes, la lutte biologique, qui consiste à introduire des insectes auxiliaires (les « gentils ») pour contrôler les populations d’un ennemi des cultures (les «méchants ») est aujourd’hui une pratique courante.

Au bénéfice de tous
Ces orientations, répondent parfaitement aux attentes sociétales et politiques. Ainsi, le plan « Ecophyto 2018 » élaboré par le ministère de l’agriculture et de la pêche en septembre 2008,  prévoit la réduction de 50 % des pesticides en 10 ans (2008-2018).
Pour s’adapter cette réglementation, la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône assure une formation « Certiphyto » à l’ensemble des agriculteurs du département. Entre 2010 et juin 2011, 33 formations ont été dispensées. Ce sont près de 400 chefs d’exploitation issus de toutes les filières agricoles qui ont déjà passé ce certificat.
Par cette formation, et les évolutions positives qu’elle permet, le monde agricole fait preuve une nouvelle fois d’un sens des responsabilités et d’un véritable engagement pour le respect de l’environnement.


*Francis Thompson« Le lévrier du ciel », 1897

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