Créateur de nature
Au delà de sa fonction première qui est de nourrir les hommes, l’agriculture apporte de la diversité, des couleurs, du relief à notre environnement. Elle donne une vision harmonieuse et paisible des paysages, une vision qui « fait du bien » à chacun d’entre nous.
Sur les 162 000 ha de terres agricoles utiles que compte notre département (32 % de sa surface), le rôle de l’agriculture dans la valorisation des paysages est très perceptible. Il se retrouve dans les sites de massifs (Alpilles, Montagnette, Sainte-Victoire…) où se côtoient l’amandier, l’olivier et la vigne mais également sur les terres plates de la Crau relevées par la présence d’arbres fruitiers ou cette « découpe » étonnante du Comtat grâce aux haies brise-vent qu’ont plantés les agriculteurs.
Ce sont aussi des gestes citoyens ; les aménagements autour de la ferme, des arbres plantés pour cacher un hangar, l’entretien des chemins…toutes ces actions conjuguées participent à la beauté des paysages. Cette volonté des agriculteurs correspond bien aux attentes sociétales et politiques actuelles pour renforcer la protection des paysages : Grenelles 1 et 2, « Trame Verte et Bleue ».
Protéger notre patrimoine
L’incendie s’arrêtera aux premières cultures…Peu combustibles, les parcelles de vigne, d’oliviers en colline, de pommiers ou de légumes en plaine, sont en effet un coupe-feu essentiel dans la lutte contre les grands incendies de forêt. Sans bien sûr oublier le rôle d’entretien que jouent les troupeaux dans les espaces naturels. Toutes les politiques d’aménagement du territoire en zones sensibles tiennent aujourd’hui compte du rôle de l’agriculture dans la protection des massifs boisés et de la nature.
Dans la grande (et préoccupante !) famille des risques naturels, la présence de cultures (pérennes ou annuelles) limite fortement les crues torrentielles et prévient l’action néfaste de l’érosion.
Une action concrète
On les appelle bancaus, restanques ou terrasses. Ces parcelles de terres agricoles qui s’étagent sur le versant de nos collines font partie des paysages emblématiques du Midi méditerranéen. Menacées et souvent gagnées par la friche (accès difficiles, surfaces réduites, rentabilité perdue…) elles peuvent aujourd’hui être réhabilitées grâce à la volonté de leurs propriétaires et l’aide de différents organismes (Conseil général 13, Chambre d’agriculture et ses partenaires…).
Ces aménagements permettent de leur rendre une vocation agricole (amélioration des accès, plus grande surface cultivable…), limitent les risque naturels et remettent en valeur une partie de notre patrimoine commun.