Créé en 1977, à l’initiative des Chambres d’Agriculture de la Région, le CERPAM (Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes-Méditerranée) constitue le service spécialisé en pastoralisme de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont il couvre les six départements.
Organisation :
Association de loi 1901 à but non lucratif, le CERPAM fédère la profession agricole avec ses principaux partenaires de la gestion des espaces naturels et de la recherche. Il regroupe :
les 6 Chambres d’Agriculture départementales de Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Chambre Régionale d’Agriculture
le syndicalisme agricole
la Mutualité Agricole
les organisations d’éleveurs (Groupements de producteurs, Groupements Pastoraux)
les organismes forestiers (ONF, CRPF)
les collectivités locales (Union régionale des Communes Forestières),
les gestionnaires environnementaux (Parc Naturel régional du Lubéron)
les instituts de recherche (INRA, CEMAGREF)
Missions :
Les activités de l’association s’organisent principalement en trois domaines d’intervention : 1- l’expérimentation, l’acquisition et la diffusion de références techniques, à partir de travaux en situations réelles, 2- la mise en oeuvre des actions collectives auprès des éleveurs et des gestionnaires des espaces naturels, notamment dans le cadre de la Défense de la Forêt contre les Incendies, 3- la réalisation d’études et d’expertises, l’aménagement et la gestion des espaces à usage pastoral.
Informations générales sur le pastoralisme dans les Bouches-du-Rhône :
Des exploitations d'élevage encore nombreuses…
Dans le département des Bouches-du-Rhône, l'élevage est dominé par la production de viande ovine, les manades et ganaderias bovines ainsi que les ateliers d’élevages caprins fermiers.
… qui utilisent la moitié de la surface agricole du département.
Des surfaces humides de Camargue à la steppe et les zones de friches de la Crau en passant par les garrigues et les parcours boisés des collines… En tout, les pratiques pastorales s’exercent sur environ 50.000 ha, soit un dixième du territoire départemental ! Le problème pour l’éleveur ? Trouver le meilleur parcours pour nourrir son troupeau… Dans les systèmes ovins transhumants du département, les surfaces pâturées fournissent plus de 90% de la couverture des besoins alimentaires des troupeaux. Les manadiers, dont les effectifs sont en croissance, recherchent à la fois des parcours boisés pour l’hivernage, et des surfaces de marais pour l’été. Les surfaces pastorales sont nécessaires pour l’obtention de l’AOC Taureau de Camargue. Quant à eux, les producteurs caprins, qui s’installent aujourd’hui, sont en majorité en conduite pastorale, ce qui a entraîné un regain d’effectif pour la race locale du Rove.
… et apportent une contribution importante à l’entretien des espaces naturels
Les atouts et la technicité de l'élevage pastoral sont largement mobilisés pour contribuer à l’entretien des espaces naturels. Les éleveurs pastoraux, en partenariat avec les gestionnaires territoriaux, ont été des précurseurs en la matière depuis une quinzaine d’années en intervenant, par la voie d’opérations contractuelles, dans la prévention des incendies de forêt et dans la préservation des milieux ouverts et des habitats. Les sites pastoraux sont aujourd’hui présents dans plus de 70 communes du département et s’inscrivent dans 16 Plans Intercommunaux de Débroussaillement et d'Aménagement Forestier (PIDAF). Cela s’est traduit par des réalisations de grande envergure, novatrices, comme la constitution de la Réserve Naturelle des Coussouls de Crau et la création de grandes coupures sylvopastorales dans le cadre des PIDAF.
Ainsi, l’enjeu essentiel est aujourd’hui d’assurer la consolidation de ce développement pastoral, d’approfondir les partenariats avec les gestionnaires d’espaces naturels, tout en s’inscrivant dans le contexte complexe d’évolution de la Politique Agricole de l’Union Européenne pour le secteur de l’élevage.