
L’Association Régionale pour la maîtrise des irrigations est une structure régionale dont le siège social se trouve à la Maison des Agriculteurs à Aix-en-Provence. Créée en 1982 à l’initiative des Chambres d’Agriculture de la région, l'association travaille en étroite collaboration avec les Stations d’Expérimentations Régionales et les groupements de producteurs.
Domaine de compétences du technicien ARDEPI :
-L’appui technique aux irrigants, conseil collectif via des groupements de producteurs sur le matériel et pilotage des irrigations
-L’expérimentation technique : banc d'essai matériel d'irrigation
-Conduite des irrigations - la diffusion des résultats et des références : bulletins irrigation, articles de presse, fiches techniques (disponibles sur le site de l'ARDEPI)
-La formation des producteurs et des techniciens sur le thème de l'irrigation
L'appui technique aux irrigants
Dans un souci de bonne gestion de l'eau et des fertilisants, l'ARDEPI travaille en partenariat avec des techniciens de groupements d'agriculteurs, afin de mettre en pratique à l'échelle de l'exploitation un meilleur contrôle des apports. Ce travail permet de retenir des expériences différentes d'agriculteurs, qui servent de références au sein du groupe.
Témoignage de Monsieur Pampalone
Qui aurait pu croire qu’être producteur de salades et de concombres sous-entendait aussi manipuler sondes et autres tensiomètres ? Personne ? C’est pourtant le quotidien de Paul Pampalone, exploitant sous serre, en sol de Crau. Il faut préciser que l’homme fait en quelque sorte figure de « teste-tout ». Membre du Centre d’Etudes Techniques Agricoles (CETA) de St Martin de Crau et Président de L'Organisation de Producteurs (OP) des Maraîchers du Midi, Paul Pampalone a décidé de nous faire partager ses impressions quant à l’utilisation des sondes Watermark sur ses serres de concombres. Pour une première année, le bilan semble plutôt positif, n’est ce pas ? "Jusqu'à présent, je pilotais mes irrigations grâce aux calculs de l'Evapotranspiration potentielle (ETP) serre et d'un contrôle de l'humidité de surface du sol mais cette technique n'est pas complètement satisfaisante. Le suivi tensiométrique donne des informations plus précises sur les besoins en eau des plantes. » Loin de n’être qu’un gadget à la mode, cette nouvelle technique semble être bénéfique à la plantation : « Cela m'a conduit à changer mes pratiques, surtout en début de plantation, avec une réduction des apports d'eau et de fertilisant, et de ce fait, des coûts d'énergie de pompage. Mon rendement est identique aux autres années, mais la qualité de ma production a changé, avec notamment des concombres plus durs et ce, sans conséquence marchande ». Seul petit inconvénient : « Il faut toutefois être vigilant sur le positionnement des sondes et l'interprétation des résultats. J'espère pouvoir résoudre le problème de coulure en début de culture, conséquence d'un mauvais équilibre entre la dose d'irrigation et de fertilisant par rapport à la vigueur des plantes, grâce au suivi tensiométrique ». Alors, à qui le tour maintenant ?!
Témoignage recueilli le 19/07/06