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Agricultures durables et pratiques respectueuses

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Claude BAURY
Responsable du pôle Eau-Environnement
Tél. : 04 42 23 86 24
Mob. : 06 73 27 83 77
Fax : 04 42 23 81 07
Mail :c.baury(at)bouches-du-rhone.chambagri.fr

Nathalie RAOUX
Assistante
Tél. : 04.42.23.86.24
Mob. :
Fax : 04.42.23.81.07
Mail :n.raoux(at)bouches-du-rhone.chambagri.fr

Vers une agriculture durable

Face aux préoccupations et aux attentes drastiques des consommateurs en matière de sécurité alimentaire, de qualité des produits et de respect de l’environnement, la profession agricole n’a pas hésité une seule seconde à faire évoluer ses pratiques pour réduire au maximum son impact sur le milieu. Car agriculture et environnement sont étroitement liés. Depuis la nuit des temps d’ailleurs, les agriculteurs ont façonné notre territoire, entretenant à la sueur de leurs fronts, chemins, fossés et canaux qui dessinent aujourd’hui encore nos espaces ruraux. L’avenir de la profession agricole passe donc inévitablement par le développement durable. Tout  le monde semble l’avoir bien compris depuis longtemps et les efforts concédés portent maintenant leurs fruits. Pour preuve : les signes de qualité et les démarches de certifications, comme le label « Agriculture Biologique » ou la notion d’agriculture raisonnée, se multiplient. Des méthodes alternatives sont testées quotidiennement dans les exploitations comme l’utilisation de porte-greffes ou encore de variétés de plantes plus résistantes à la maladie. Toute l’armada de la recherche et de l’expérimentation s’est mise en marche pour activer cette course vers une agriculture durable. La Chambre d’agriculture s’associe aux différents organismes de recherche, tels que les Centres d’Etudes Techniques Agricoles et bien d’autres encore, qui travaillent dur pour trouver des techniques alternatives moins polluantes.

Chaque filière agricole applique du mieux qu’elle le peut des méthodes agri-environnementales. Petit tour d’horizon…

 

  • Dans le domaine de l’élevage transhumant, l’impact du pâturage sur le territoire reste très positif d’autant plus que la société semble prendre peu à peu conscience des atouts que représente cette pratique. Car cette pratique ancestrale permet d’entretenir des surfaces considérables des plaines aux montagnes, et ce, à moindre coût. Co-gérée par la Chambre d’agriculture et le Conservatoire-Etudes des Ecosystème de Provence-Alpes du Sud, la « Réserve Naturelle des coussouls de Crau » est le plus bel exemple de coopération entre le monde de l’agriculture et de l’environnement.
  • Pour protéger les cultures sous-abris, les interventions ne sont pas systématiques mais  raisonnées en fonction d’observations régulières des parcelles. Lorsqu’ils sont nécessaires, les traitements sont ainsi mieux ciblés. En « protection intégrée », des insectes auxiliaires sont apportés dans les serres pour lutter contre certains ravageurs.
  • En arboriculture, la protection raisonnée se base sur des outils d’observation des parasites et des prédateurs dans le verger mais également sur des données climatiques et des seuils de nuisibilité. La station expérimentale « La Pugère » s’investit dans le volet expérimental avec un programme complet d’essais sur les nouvelles molécules et les approches alternatives.
  • La viticulture des Bouches-du-Rhône dispose d’atouts naturels favorisant des pratiques agri-environnementales : faible précipitation, vent asséchant, pics de chaleur qui éliminent de nombreux ravageurs. Les conditions climatiques constituent un terreau favorable à une agriculture durable, capable de réduire au maximum les interventions.
  • Une multitude de solutions sont à portée de main des agriculteurs mais ne suffisent pas toujours à protéger les cultures des maladies et des ravageurs. Et face au renforcement de la Politique Agricole Commune, entrée en vigueur au 1er janvier 2005, notamment sur la pollution des eaux et des sols, les agriculteurs ont souvent dû payer le prix fort.



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