- Les maraîchers, les serristes
Que ce soit en plein champ ou dans leurs serres, les maraîchers s’inquiètent chaque jour de leurs légumes. A l’expédition ou directement sur place, c’est bien chaque jour qu’ils vendent des légumes de saisons, fraîchement ramassés, d’une qualité incomparable. A la vue de la couleur chatoyante des tomates, des courgettes ou des aubergines qui bordent les étals, on pourrait croire que les légumes poussent tout seuls ! Mais, le métier est exigeant et requiert des connaissances agronomiques, biologiques et même technologiques insoupçonnées.
En dégustant votre verre de vin rouge, avez-vous déjà réfléchi au travail fourni au préalable par le viticulteur ? L’entretien des rangées de vignes, si droites et parallèles, le subtil mélange des cépages qui aromatise et relève vos mets, cette course contre la montre que se révèlent être les vendanges… Car la finalité étant bien de satisfaire votre palais, le travail du viticulteur relève davantage de celui du « touche-à-tout » ! A la recherche d’une perpétuelle amélioration de la qualité du vin, les viticulteurs des Bouches-du-Rhône ont acquis un véritable savoir-faire, jalousement transmis de génération en génération.
Chaque année, du mois de mai au mois de décembre, les vergers du département sont assiégés par des hordes de cueilleurs venus accomplir la traditionnelle cueillette des fruits : abricots, cerises, pêches, prunes, poires, pommes….ou encore olives ! De l’arbre à votre assiette, il n’y a qu’une main ! Enfin, façon de parler puisque la pratique de l’arboriculture est une affaire de spécialistes et demande minutie et attention car d’une espèce à l’autre, voire d’une variété à l’autre, les techniques de conduite d’un verger diffèrent. Sans compter sur la transformation qui permet d’offrir des jus de fruits, des fruits confits ou encore les subtils arômes de l’huile d’olive.
- Les producteurs de foin de Crau
Avant l’hiver, les producteurs de foin de Crau récoltent, de mai à septembre, lors de plusieurs coupes successives, cet herbage si convoité des moutons, chevaux et autres animaux du monde entier ! Des éleveurs de chevaux de luxe du Qatar aux éleveurs de chevaux de course des Amériques, les producteurs de foin de Crau s’improvisent alors fins exportateurs.
Le tintement des cloches résonne dans tout le village, les agneaux bêlent … Ces images que l’on croyait à jamais révolues reprennent leurs belles couleurs d’antan lors des fêtes de la transhumance, comme à Saint-Rémy de Provence. Après avoir pâturé les regains de foin de Crau en hiver et les coussouls au printemps, les éleveurs des Bouches-du-Rhône emmènent leurs troupeaux dans les verts pâturages de montagne. Bien sûr, aujourd’hui, tout le monde s’y rend en camion, mais le principe est toujours le même. Les chevriers restent « en bas », au coté de leurs troupeaux pour traire au quotidien le lait qui permet la fabrication des fromages fermiers. De mars à octobre, les manadiers et leurs gardians encadrent leurs cheptels de taureaux camarguais ou de taureaux braves, pour animer les arènes de village de courses, mettant en lumière le résultat des sélections qu’ils pratiquent au fil des ans.
Des pâtes aux formes généreuses, de la semoule fine et odorante et de grands champs dorés à perte de vue… A votre avis, quel est le point commun entre tout ça ? Le blé dur, bien entendu ! Entre le Val de Durance et la Vallée du Rhône se déclinent de grandes exploitations de grandes cultures qui gèrent avec savoir-faire travail de la terre et l’irrigation nécessaire à ces cultures de qualité. A l’ouest, à la limite de l’eau salée, c’est le riz, production unique en France, qui couvre les grands espaces des céréaliers.