Une armée de coccinelles en campagne de destruction préventive s’attaque à des centaines de pucerons assoiffés de sève et prêts à tout pour résister à l’envahisseur…On se croirait en plein milieu d’un film de science-fiction. Et bien, pourtant, non ! Au pays des maraîchers serristes et des arboriculteurs, l’utilisation d’insectes auxiliaires est une méthode fréquemment utilisée, pour endiguer naturellement la prolifération des ravageurs. Aujourd’hui, pour répondre aux attentes du consommateur, les agriculteurs ont fait le choix de la non-violence « environnementale » en pratiquant la « lutte intégrée ». Cette stratégie, plus écologique, combine des mesures biologiques, chimiques, techniques, culturales et permet à l’exploitant agricole de disposer d’armes alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires. Ce sont des armes dont les effets sont testés au préalable par des organismes spécialisés du département comme les Centres d'Etudes Techniques Agricoles (CETA).
Employer des porte-greffes ou des variétés de plantes résistantes à certaines maladies, utiliser la confusion sexuelle, qui en arboriculture brouille les attirances des ravageurs… Autant de plans de bataille qui offrent à l’agriculteur des solutions aux problèmes qu’il rencontre quotidiennement sur le terrain.