Au delà de 10 000 habitants, le poids démographique des agglomérations permet de réorienter l’agriculture pour répondre directement aux besoins des marchés urbains de proximité. On parle alors d'agriculture péri-urbaine.
La force de l'agriculture péri-urbaine, dite de ceinture maraîchère, tient à sa proximité des consommateurs qui permet de leur offrir des produits très frais dans des délais très courts.
Dans les petites communes, l'exploitant préfèrera se confronter directement à ses clients en adoptant la technique de la vente directe. Elle permet une meilleure valorisation, un contact direct avec le client et l'assurance pour l'agriculteur d’être réglé au comptant.
Dans les plus grandes villes, l'griculture va s’intensifier et se spécialiser pour répondre à des besoins plus importants de la population. Détaillants, restaurateurs, grande distribution en apport direct… Débouché principal, la vente en demi-gros représente une belle stratégie d’adaptation pour les producteurs. Le tissu agricole se transforme pour mieux répondre aux besoins de la ville…
Néanmoins, l'agriculture péri-urbaine n’est pas armée pour se battre sur des premiers prix en productions basiques, comme en courgette, aubergine, par exemple. Sa place s'illustre avec des produits fragiles (salades, radis, plantes aromatiques), des produits gustatifs (fraises de variétés locales) ou des produits identitaires (câpres de la vallée de l'Huveaune, cébettes d'Auriol ou ail d'Aix-en-Provence).
D'ailleurs c'est souvent l'occasion de créer une marque locale, comme autour d'Aubagne : « Les Jardins du Pays d'Aubagne » pour fidéliser les clients en leur garantissant qualité, fraîcheur et provenance des produits.